l'ordre juste c'est aussi cela :
Sarkozy : le désordre au pouvoir et dans le pouvoir
Vous vous souvenez avant les élections présidentielles tout était possible et tout était prêt, aux petits oignons aurait dit Maïté. Un programme parfait, parfaitement analysé, parfaitement préparé. Il n’y avait plus qu’à faire tourner les rotatives de l’imprimerie nationale. Les lois allaient sortir les unes derrière les autres comme les saucisses dans Tintin à Chicago. Et pour cette cuisine royale le Grand Timonier avait choisi les meilleurs, le meilleur d’entre tous étant en préparation, non à l’ENA, mais à l’EPAD, nouveau concours à une place et un candidat.
La vérité qui apparaît jour après jour est tout autre. Que pouvait-on attendre d’un menteur multirécidiviste ? Rien d’autre que de la déception pour ceux qui l’ont cru - et pour qui aujourd’hui tout est cuit - et la vérification des prophètes sans gloire qui n’avaient besoin d’aucune boule de cristal pour prédire cet avenir sombre.
La vérité est que chacun n’a été choisi que soit pour récompense soit pour enjoliver le tableau. Les meilleurs des meilleurs, le clan des sept, se réunissaient en petit comité au château pour parler, non de la France, mais de stratégie électorale et direction de l’UMP. Croyez-vous qu’ils aient été choisis pour leur compétence et leur capacité ministérielle ? Le seul critère était celui de la communication. Mais comme certains fiers comme des bars tabacs se répandaient dans la presse, le Petit Père des Peuples a renouvelé son équipe de politologues rapprochés. Mais voilà lorsque l’on ne fait de la politique que comme un publicitaire avec belles images, occultation de la vérité, retouche photo, tromperie sur la marchandise, cela ne peut pas plus durer qu’une mauvais paire d’espadrilles fabriquée en Chine avec de mauvais produit et pour pas cher. Vous faites trois pas avec puis vous les jeter directo à la poubelle. L’emballage était attirant, mais voilà tout votre argent est passé dans cet emballage et dans la publicité faite pour le vendre. Il n’en restait que peu pour le produit lui-même.
La vérité est donc que lorsque l’on de dirige pas la politique d’un pays, mais que l’on fait de la communication, le mur de la réalité vient vers vous plus vite qu’un Rafale que l’on ne vend pas au Brésil malgré les déclarations tonitruantes du Leader de l’UMP accessoirement chef de l’Etat Français. Chaque grandes orientations ont été faites par le Caput Capitis sans études, sans tenir compte ni des conséquences des moyens à mettre en œuvre, uniquement pour frapper les esprits et donner un peu d’avoine à cet électorat qu’il faut bien nourrir pour qu’il vote pour vous. Bien sûr dans le lot il y a quelques perles idéologiques comme ce bouclier anti-missiles financiers pour protéger ceux qui sont pourtant déjà blindés de métal doré. Il y a eu le millefeuille de nouvelles lois sécuritaires avec un nouveau chef d’orchestre pour faire chanter les sirènes nationales comme celles pendant la guerre qui annonçaient un piqué de la Luftwafe, le transfuge Besson.
La vérité est que le désordre s’est installé dès le premier jour avec une nuit au Fouquet’s et avec un discours insultant pour l’Allemagne, le premier discours du nouveau chef d’Etat. Ce chaos en construction dès la première heure n’en finit pas de s’étendre. Et c’est une loi de la physique. L’entropie entraîne l’augmentation irrémédiable du désordre et ce désordre, comme l’on dit dans le bâtiment, s’aggravant va entraîner l’écroulement de l’édifice et le barrage va se rompre. Cela c’est le désordre au pouvoir.
La vérité est que depuis le début le désordre était dans le pouvoir. Lorsqu’on associe une carpe et un lapin, il n’y a que des chimères qui en résultent. Le Chef de l’United Money Profit avait vanté une démocratie nouvelle avec deux piliers fondateur (il y en manquait cinq pour atteindre la sagesse) : l’ouverture et le parlement. En visite à Strasbourg [juillet 2007], Nicolas Sarkozy a déclaré qu’ "en devenant président de la République, [il s’est] libéré de toute attache partisane". Avant d’ajouter : "pour que la France assume son destin particulier et singulier qui est le sien (...) pendant 5 ans, on va allier nos compétences" (TF1). Dans cette ouverture chacun venait avec ses convictions comme dans une auberge espagnole. Mais voilà quand tout cela n’est que façade, quand tout cela était déjà menti au tout début par les déclarations fermes de Fillon qui disait que le pouvoir était élu pour appliquer un programme tout et rien que ce programme, ce n’est que rumeur de fond de cave. Certains l’avaient dit et écrit à l’époque que cette ouverture n’était qu’un colifichet pour les ouverts et une prise de guerre pour Sarkozy. Nous n’étions pas crus. Mais voilà que lorsque la tempête se voit au loin, les voiles se déchirent et la vérité nue apparaît. C’est d’abord la Lefebvre en jupe qui s’y colle. Elle attaque tout comme un bouledogue affamé lâché dans un poulailler : Fadela Amara, puis celle qui se renie plus vite qu’elle ne fait de déclaration, celle qui en une semaine a eu droit à cette magnifique une d’un grand hebdomadaire bien pensant de celle qui disait non (mais qui tout sourire pourtant serrait la main de Kadhafi), la rebelle de pacotilles qui ne veut pas se présenter là où les communicants l’envoient mais qui ira si elle peut être utile (un mot qui veut dire ne pas fâcher le pouvoir car on ne sait jamais : rebelle mais pas folle la guêpe), celle qui fait diversité mode Paris V, Rama Yade. Après la Morano qui l’aurait fait avec l’assentiment du Kondukator ("Pour que Nadine Morano ait déjà cogné comme ça dimanche contre Rama Yade, c’est qu’elle avait le feu vert" de l’Elysée, croit savoir la députée Chantal Brunel) c’est le Fillon qui se fâche tout rouge (Le Monde) : "J’ai fait savoir à la secrétaire d’Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu." La réalité est donc que cette auberge espagnole oblige à laisser à la porte tous ses bagages, toutes ses convictions et que pour entrer il faut revêtir la bure du moine soldat cher à Léotard. L’ouverture, morte-née, mais montrée au peuple comme une photo Kim Jung Il, vient d’être enterrée en public mais sans trompettes.
La vérité est que ce fameux pouvoir donné au parlement est tout aussi imaginaire que l’ouverture. Ce fut le cas de toutes les commissions dont l’avis n’est que pour conforter celui du Chef ou n’est pas suivi. Ce fut le cas des tests ADN votés, mais sans décret d’application. Ce fut le cas de la taxe des banques revotée sur ordre. C’est le cas Yade. Et maintenant c’est le cas de la fronde de la taxe professionnelle. Celui qui se targue d’être le défenseur de la séparation des pouvoirs bien qu’il ait jugé coupables avant procès les prévenus de Clearstream, bien qu’au tout début de mandat il ait essayé de trouver le moyen de contourner le Conseil Constitutionnel, bien qu’il reçoive à l’Elysée les dirigeants de l’UMP et que c’est lui qui décide qui sera candidat et où pour l’Union des Menteurs Patentés, bien qu’il s’engage aux côtés de la majorité dans les élections, a donc décidé, oh juste une petite fois, de franchir cette ligne Maginot qu’il contourne chaque jour de ne pas inférer dans les affaires du parlement. Le voilà qui gronde Raffarin (Le Post) :
- "Une chose est certaine : la démarche que vous avez eue, ce n’est pas formidable."
- "Est-ce que vous en aviez parlé avant au président ? Non. Au Premier ministre ? Non. Au secrétaire général du parti ? Non (...) Une autre chose est certaine, c’est qu’elle ne sert pas notre famille, non plus."
Tout y est dans ce rapporté : la dépendance demandé par la Président, la volonté de tout diriger et cette incroyable phrase : Est-ce que vous en aviez parlé avant au président ? Un ancien Premier Ministre, un sénateur qui s’est présenté à la présidence du Sénat se devait d’en avertir le Guide, le Parti. On dirait le parti au pouvoir en DDR.
La vérité est que le désordre prospère au pouvoir. Ce désordre n’est que plus apparent aujourd’hui car notre Phare de l’Humanité baisse dans les sondages, et il y a eu un enchaînement de catastrophes médiatiques (Polanski, Mitterrand, la taxe carbone, JeanJean) et que les élus comme les journalistes volent au secours de la victoire et massacrent un homme à terre. Oh l’ami Sarko n’est pas à terre mais il fait des malaises de jogging et politiques et ce n’est qu’un début. La presse commence à dire qu’il perd la main et qu’il ne maîtrise plus le calendrier événementiel. Alors parmi les godillots il y en a qui sentent le vent plus vite que les autres. Il y en a qui ont été partagés entre cet esprit naturel de discipline (ou imposé) et leurs convictions qui sont à l’opposée de ce que représente le leader naturel et forcé de l’UMP, accessoirement dirigeant d’une nation qui s’enfonce tant politiquement, que socialement, qu’économiquement et qu’en matière de liberté, y compris de la presse (chute vertigineuse). En fait les volets étaient clos et les Français tenus très éloignés de la maison par une nuée de CRS, de gardes du corps et de snipers officiels sur les toits. Mais en fait il y a longtemps que le mouvement brownien s’agitait à l’intérieur de la marmite. Combien de couacs depuis deux ans dans ce gouvernement ? Suffisamment pour faire un répertoire de fanfare municipale. Mais voilà de façon étrange ces canards s’étouffaient dans du coton et personne ne semblait vraiment y porter attention. Dans le nouveau contexte ce désordre grandissant au sein même du pouvoir, avec des ouïes plus fines et quelques nouveaux projecteurs, le bon peuple commence à s’éveiller. Il n’est pas le seul. V’la t-y pas que l’UMP a perdu plus de 45 000 adhérents depuis le début de l’année. Une petite saignée. Et cela bien que son secrétaire National, l’ex-assureur de vieilles filles, l’ex-fourgueur de contrats, le vrai rond mais le faux doux, avait lancé cette incroyable campagne d’adhésion auprès des cafetiers et autres restaurateurs au moment du cadeau inutile et coûteux de la TVA à 5,5 pour cette profession qui avait déjà trahi sa parole une fois. Qui a dit qui a menti mentira ? Sarko ?
La vérité est donc que le désordre du pouvoir né d’une politique du tout communication à visée électorale, comme ce débat de l’identité nationale lancée just in time pour les prochaine régionale alors qu’en toute logique il aurait dû être lancé dès mai 2007 avec la création du ministère du même nom - pourquoi donc cette attente pour un sujet si important aux yeux du pouvoir ? - initie un chaos en expansion n’est que le reflet d’un désordre présent depuis le début au sein du pouvoir par la récolte de blé mur dans l’opposition pour faire un joli bouquet mais sans réalité philosophique de véritable ouverture, avec cette UMP qui n’est qu’un conglomérat d’une multitude de courants fusionnés par le hold-up politique du siècle de Chirac en 2002 profitant d’un accident de l’histoire électoral des présidentielles pour attraper et engluer toutes les mouches qui voulaient goûter au miel du pouvoir et qui ne peut qu’exploser un jour ou l’autre car le ciment n’est que celui de la proximité de ce même pouvoir et de ses ors et que par conséquent dès que celui-ci déjà fissuré se délitera les morceaux hétéroclites s’en repartiront vers d’autres lumières et d’autres pouvoirs.
Sarkozy aura réussi ce que peu pourront se flatter de réussir à une telle échelle : le désordre exponentiel au pouvoir et au sein du pouvoir.
Déclaration de Michel Sappin, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dans le journal gratuit Metro Marseille du jeudi 22 octobre dernier :
"les Présidents de Région sont riches, ils ont des billets qui dépassent des poches, à tel point que des fois ils les distribuent à tort et à travers"…

Abandon de la prime à la cuve : encore un coup porté aux ménages modestes
De l'arnaque , toujours de l'arnaque ,encore de l'arnaque
Le projet de loi de finances pour 2010 ne reconduit pas la prime à la cuve, versée aux 700.000 ménages non-imposables utilisant le fioul domestique.
Alors que la crise frappe de plein fouet les ménages, dont le pouvoir d’achat recule, le gouvernement ne trouve rien de mieux que de supprimer ce dispositif, qui aidait les ménages modestes à payer une facture qui a augmenté de 61% en dix ans !
Alors que les cadeaux fiscaux pour les plus aisés, à commencer par le bouclier fiscal, ne sont pas remis en cause, ce sont les ménages modestes qui souffrent des décisions budgétaires du gouvernement.
En plus la taxe carbone sera de l’ordre de 140€ alors les ménages français encore une fois auront un manque a gagner cette mesure rajoute de l’injustice à l’injustice. Le gouvernement a instauré une taxe carbone inefficace et injuste, qui pénalisera fortement les ménages ruraux et modestes. Loin d’être intégralement compensée, elle représentera en moyenne pour les ménages ruraux une perte nette d’au moins 70 euros par an, pouvant monter jusqu’à plus de 150 euros. Avec la suppression de la prime à la cuve, c’est une ponction supplémentaire de 200 euros pour des ménages souvent ruraux qui n’ont pas d’autre choix que de se chauffer au fioul.
La facture est salée pour les Français modestes déjà confrontés à la crise économique et sociale.
Le gouvernement doit revenir sur cette décision qui sera lourde de conséquence pour les ménages concernés.
Ce n’est pas en ponctionnant les ménages modestes que la France retrouvera des marges de manœuvre budgétaires. C’est avec une politique fiscale juste que le déficit pourra être résorbé.
Sur Le Post, l'ami de 20 ans de Royal lâche ce qu'il a sur le coeur: ses divergences avec elle, avec Hadjez, son nouveau rapport avec Peillon...
Jean-Pierre Mignard et Ségolène Royal.
Quels rapports Jean-Pierre Mignard entretient-il vraiment avec Ségolène Royal actuellement? Depuis la rentrée, l'avocat et l'ami de 20 ans de la socialiste semble s'éloigner de plus en plus de la présidente de Poitou-Charentes, sans rompre totalement avec elle.
Certains anciens soutiens ont déjà pris leur distance avec Royal. Mais que Jean-Pierre Mignard se montre désormais moins proche -depuis qu'il a perdu la présidence de Désirs d'avenir, le 3 septembre dernier- en a surpris plus d'un. Pour une simple et bonne raison: Jean-Pierre Mignard a toujours été un fidèle parmi les fidèles.
Son absence à la fête de la Fraternité organisée à Montpellier, le 19 septembre, a d'ailleurs été très remarquée. Le Nouvel Observateur et Le Figaro rapportent la même histoire: l'ex-candidate à la présidentielle aurait justifié son absence, en expliquant qu'il était retenu par des obligations professionnelles, à Libreville, au Gabon. En fait, il a expliqué à ses amis qu'il était à Paris, à son bureau, en train de préparer le dossier Clearstream...
Comme un symbole, Jean-Pierre Mignard a d'ailleurs participé au dîner des "déçus" de Royal, qui a eu lieu le soir de la fête de la Fraternité, à Paris.
Mais après une période trouble, Jean-Pierre Mignard semble vouloir calmer le jeu. En témoigne sa présence lors de l'enregistrement du Grand Jury RTL-Le Figaro dimanche dernier, où Ségolène Royal était invitée.
Jean-Pierre Mignard, avocat de Ségolène Royal.
Quel rapport entretenez-vous désormais avec Ségolène Royal?
"Comme je l'ai déjà dit, je suis autonome politiquement et fidèle en amitié avec elle. Je demeure toujours proche de bien des positions qu'elle a défendues. Je reste reconnaissant du rôle de défricheuse qui est le sien. Par ailleurs, je suis animateur du courant 'L'Espoir à gauche' [le courant qui l'avait soutenue au congrès de Reims, dirigé par Vincent Peillon, ndlr] et je souhaite qu'elle nous y rejoigne. Enfin, je suis aussi membre de Désirs d'avenir."
Vous avez bien des divergences avec elle...
"Oui, j'ai une divergence avec elle. C'est une appréciation politique. Je pense qu'à l'avenir, elle ne doit pas s'enfermer dans son statut de candidate à la présidentielle, qui risque de l'isoler. En restant enfermée dans ce statut, elle s'isole comme ont pu le faire avant elle Rocard et Chévènement. Il sera bien le temps de dire au moment venu, si elle est candidate. C'est un débat que j'ai avec elle depuis plusieurs mois et je l'ai toujours. Je pense au contraire qu'elle doit sortir de la prison de ce statut pour participer à tous les projets de rénovation. Compte-tenu de son histoire, elle n'a aucun risque de se faire oublier. Qu'elle reste sereine..."
Selon Le Point, vous auriez des rapports plus que compliqués avec le compagnon de Ségolène Royal, André Hadjez. L'hebdo affirme que vous le fuyez depuis qu'il est au côté de Royal et vous auriez même refusé de dîner avec le couple à la fin de l'été. Est-ce vrai?
"Je ne connais pas André Hadjez donc je ne veux pas qu'on me fâche avec quelqu'un que je ne connais pas. Nous avons d'ailleurs décidé de nous rencontrer. Tout cela est lié à des maladresses de comportement, dont Ségolène Royal a une part de responsabilité. Mais nous avons aussi une part de responsabilité. Les excès d'autorité et de fermeté de Ségolène Royal sont liés à nos excès de timidité et à notre manque de courage. Mais le temps de la réconciliation est venu..."
Une réconciliation qui semble difficile puisque plusieurs personnes qui la soutenaient ont déjà quitté le bateau Royal?
"Justement, il est temps de construire un nouveau bateau, qui pourrait s'appeler "Oublier Reims". Un bateau qui quitterait le mauvais port du congrès car je pense que les courants et les lignes issus de ce congrès sont désormais obsolètes. Il faut donc se rassembler avec tous les autres socialistes, qui pensent la même chose, issus des autres courants, dans une grande convergence pour dépasser le PS et lancer une nouvelle dynamique. Il faut refonder une nouvelle vie politique autour d'un nouveau PS."
À quelles personnalités du PS pensez-vous?
"À François Rebsamen, à Jean-Louis Bianco, à Gilles Savary notamment, mais aussi à Manuel Valls, à Pierre Moscovici, à Gérard Collomb ou à Arnaud Montebourg. L'idée n'est pas de leur demander de nous rejoindre mais que nos chemins respectifs se rejoignent. Dans ce mouvement, Ségolène Royal a une place insigne."
Est-ce vrai qu'elle vous en a voulu d'avoir participé à la réunion marseillaise de "L'Espoir à gauche", y voyant un soutien apporté à Peillon et Rebsamen, qu'elle considère comme "des félons", selon Le Point?
"Non. Je pensais seulement qu'elle devait être présente à cette réunion. Il faut qu'elle s'ouvre au courant 'L'espoir à gauche'. Elle y aurait d'ailleurs été magnifiquement accueillie."
Mais les relations semblent compliquées entre elle et Vincent Peillon...
"Tout est soluble... Il suffit de faire des efforts. Vincent Peillon est prêt à faire l'effort, d'autant qu'il n'est plus candidat pour 2012 et n'est donc plus un concurrent pour elle."
Certains ont affirmé que Vincent Peillon avait repris le courant "L'Espoir à gauche", au service de ses ambitions personnelles...
"Vincent Peillon n'a pas pris le courant. Il le pilote car Ségolène Royal n'y est pas venue. Mais des gens comme Jean-Louis Bianco, François Rebsamen, Najat Belkacem ou moi y jouons un grand rôle. Il faut rassembler tout le monde. Ségolène doit maintenant mettre la main à la pâte dans ce courant, à égalité avec tous."
Tous les ponts sont-ils rompus entre elle et Dominique Besnehard, l'agent des stars qui la soutenait depuis la présidentielle?
"Ce qui s'est passé avec lui est injuste à son endroit. Mais c'est une femme de coeur et elle réparera cette injustice car c'est un merveilleux ami."
N'est-ce pas trop tard? Il dit qu'il ne veut plus la voir?
"Elle doit se réconciler avec lui et elle verra qu'il n'a pas d'hostilité à son égard. Il a eu des sentiments affectueux envers elle, qui ont été mal interprétés."
Ségolène Royal a-t-elle menti, en justifiant votre absence lors de la fête de la Fraternité organisée à Montpellier, comme l'affirme Libération?
"Pas du tout! Elle ne pouvait pas savoir que mon voyage au Gabon avait été annulé à la dernière minute. D'ailleurs, elle avait insisté pour que je sois présent à cette fête."
Avez-vous empêché Ségolène Royal de participer à une réunion parisienne de Désirs d'avenir, le 29 septembre, comme l'affirme Libération?
"C'est encore faux... D'ailleurs, ce n'était pas une réunion de Désirs d'avenir mais du courant 'L'Espoir à gauche'. Contrairement à ce qui a été écrit, je lui ai dit qu'elle serait la bienvenue. Cela m'aurait fait plaisir qu'elle vienne. Cela aurait été une bonne surprise."
Mais nous avons aussi rendez vous avez Ségolène Royal
Mardi 20 octobre a 20h35 ne manquez pas ce film alors à vos magnétoscopes !
Un jour, un destin - Ségolène Royal, les secrets d'une ambition un film exceptionnel 
• Présentateur : Laurent Delahousse
SEGOLENE ROYAL, LES SECRETS D'UNE AMBITION
Un film inédit de Dominique Fargues. Montage de Florent Maillet.
Qui est vraiment Ségolène Royal ? Pour tenter de comprendre, il faut remonter le fil de l’histoire. "Marie-Ségolène" Royal est née dans une famille bourgeoise catholique et provinciale. Sa première source de révolte? L’autoritarisme de son père militaire de carrière. Elle ira même jusqu’à le renvoyer devant un tribunal. Première colère, première révolte d’une femme qui n’aura de cesse de s’émanciper des hommes de sa vie. Vous découvrirez tout cela en feuilletant les chapitres de ce qui ressemble fort à un roman politique. Ségolène Royal rencontre d’abord François Hollande, un homme auprès duquel elle se construira, s’émancipera jusqu’au jour où elle le quittera, se sentant trahie. Nouvelle blessure et nouvelle révolte d’une femme blessée mais déterminée à se lancer à la conquête des Français. Tout comme l’avait fait avant elle François Mitterrand.
Et d’ailleurs, comment Ségolène Royal a-t-elle rencontré l’ancien Président ? Et comment un jour, a-t-elle su le convaincre de faire d’elle une députée puis une ministre ?
Après plusieurs mois d’enquête, les équipes du magazine UN JOUR / UN DESTIN dressent le portrait inédit d’une femme politique complexe. Une personnalité faite de zones d’ombre et de contradictions, de fulgurances et de contre-pieds permanents.
Après l’échec de la dernière présidentielle, la question est de savoir jusqu’où Ségolène Royal ira-telle ? Certains évoquent aujourd’hui une période difficile, d’autres disent même que cette fois c’est terminé.
Et pourtant, elle croit toujours en son destin présidentiel, persuadée qu’elle a su tisser un lien particulier avec les Français.
Les équipes du magazine UN JOUR / UN DESTIN ont recueilli des témoignages exceptionnels parmi lesquels ses frères, ses anciens amis et ses adversaires politiques.
Le magazine UN JOUR / UN DESTIN vous propose une nouvelle collection de portraits politiques. Après Jacques Chirac, François Mitterrand, Pierre Bérégovoy et Bernard Tapie, le magazine de Laurent Delahousse revient cette saison avec plusieurs documents inédits sur le roman de la vie politique.